Étude approfondie : Plus un étranger! Partie 2

« Plus maintenant! »

Dans le contexte du message de l’Évangile, ces deux mots revêtent une importance capitale. Ils devraient susciter un fort sentiment d’émerveillement et de gratitude en raison de ce que Christ a accompli à la croix pour nous. Considérez que nous, en tant que croyants, ne sommes plus…

  • esclaves du péché, mais affranchis (Romains 6.6-7, 14, 18);
  • des étrangers, ni des gens du dehors, mais des membres de la famille de Dieu (Éphésiens 2.19);
  • serviteurs, mais amis (Jean 15.15).

Ces déclarations représentent de puissantes nouvelles réalités pour nous qui sommes passés, au moment où nous avons trouvé le salut, du « royaume des ténèbres » au « royaume de la lumière », c’est-à-dire le royaume du Fils de Dieu, Jésus-Christ (Colossiens 1.12-13).

Chacune de ces déclarations revêt une signification riche, mais elles montrent toutes qu’un changement fondamental, opéré par Dieu seul, s’est produit quant à la manière dont Dieu nous perçoit. Le fait de comprendre comment Dieu nous voit à présent — la nouvelle place que Christ nous a accordée — représente un principe essentiel pour la vie chrétienne.

La nature du changement

Beaucoup de chrétiens comprennent peu ou pas du tout le profond changement qui survient dans la vie d’une personne qui trouve le salut.

Ainsi, celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu, voici : ce qui est nouveau est déjà là. (2 Corinthiens 5.17, SEM)

Ailleurs dans les Écritures, un contraste est établi entre ce que nous étions « sans Christ » et ce que nous sommes maintenant — notre nouvelle identité — en Christ. (Dans 1 Corinthiens 15.22, Paul utilise l’expression en Adam pour décrire ce que nous étions autrefois en tant que non-croyants — spirituellement morts — par opposition à ce que nous sommes aujourd’hui en tant que croyants — vivants en Christ.)

Juste au cas où nous ne tiendrions pas vraiment compte de ce changement spectaculaire, l’apôtre Paul s’exprime de façon personnelle dans sa lettre aux chrétiens d’Éphèse.

Autrefois, vous étiez spirituellement morts à cause de vos fautes, à cause de vos péchés. Vous vous conformiez alors à la manière de vivre de ce monde; vous obéissiez au chef des puissances spirituelles de l’espace, cet esprit qui agit maintenant en ceux qui s’opposent à Dieu. Nous tous, nous étions aussi comme eux, nous vivions selon les désirs de notre propre nature, nous faisions ce que voulaient notre corps et notre esprit. Ainsi, à cause de notre nature, nous étions destinés à subir le jugement de Dieu comme les autres. Mais la compassion de Dieu est immense, son amour pour nous est tel que, lorsque nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ. C’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés. Dans notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a ramenés de la mort avec lui pour nous faire régner avec lui dans le monde céleste. (Éphésiens 2.1-6, BFC)

Ces deux petits mots en gras, « mais Dieu », ne comptent que huit lettres, mais ils représentent une immense différence, un changement entre ce que nous étions et ce que nous sommes maintenant.

Paul souligne un contraste semblable dans 1 Corinthiens 6. Après avoir explicitement nommé quelques comportements immoraux des pécheurs (aux versets 9 et 10), Paul fait de nouveau allusion au changement spectaculaire qui se produit dans la vie d’une personne au moment de sa conversion :

Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. (1 Corinthiens 6.11, LSG)

Il est important de se pencher sur ce que Paul voulait dire quand il a déclaré que les lecteurs ont « été sanctifiés » (« déclarés saints » dans d’autres traductions). Dans ce contexte, l’apôtre fait allusion au regard que Dieu jette actuellement sur notre statut d’enfants adoptés dans sa famille, lequel est entièrement basé sur le fait qu’il « nous a rendus agréables dans le Bien-Aimé » (Éphésiens 1.5-6, DRB).

Au lieu d’être condamnés, nous sommes maintenant acceptés en raison de qui nous sommes en Christ!

Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. (Romains 8.1, LSG)

À la lumière de tout ce qui précède, comment devrions-nous maintenant vivre en tant qu’enfants de Dieu? Assurément, rien ne peut nous motiver davantage à mener une vie qui honore Dieu et lui plaît qu’une compréhension sans cesse croissante de sa grâce et de sa miséricorde illimitées envers les pécheurs indignes que nous sommes. Notre nouvelle vie « en Christ » devrait en effet naturellement nous motiver à vivre notre vie transformée.

Voici donc l’exhortation de Paul :

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. (Romains 12.1, LSG)

Ou, comme l’énonce une traduction différente :

Frères et sœurs chrétiens, Dieu est plein de bonté pour nous. Alors, je vous demande ceci : offrez-lui votre personne et votre vie, c’est le sacrifice réservé à Dieu et qui lui plaît. Voilà le vrai culte [service intelligent (DRB)] que vous devez lui rendre. (Romains 12.1, PDV)

Les mots donc et alors nous rappellent tout ce qui précède. S’appuyant sur ce qu’il a expliqué dans les chapitres précédents à propos de la grâce de Dieu, Paul poursuit à présent en décrivant ce qui devrait naturellement découler de ce que nous sommes en Christ. Par conséquent, si nous reconnaissons qui nous sommes maintenant en Christ, nous devrions mener notre vie d’une manière qui témoigne de notre gratitude envers la grâce de Dieu.

Car Dieu a révélé sa grâce, source de salut pour tous les humains. Elle nous enseigne à renoncer à une mauvaise conduite et aux désirs terrestres, pour mener dans ce monde une vie raisonnable, juste et fidèle à Dieu. (Tite 2.11-12, BFC)

Paul dit ensuite que lorsqu’on comprend bien que la grâce de Dieu est à l’œuvre en soi, on devrait avoir hâte de vivre une vie agréable à Dieu, hâte de mettre « toute son ardeur à accomplir des œuvres bonnes » (Tite 2.14, SEM). En toute situation, à chaque étape de la vie, Dieu veut que nous sachions que sa grâce plus que suffisante pour satisfaire tous nos besoins. Voici ce que Dieu avait promis à Paul et il nous le promet aussi :

Ma grâce [celle de Dieu] te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. (2 Corinthiens 12.9, SEM)

Lorsque nous faisons preuve de foi et d’obéissance envers le Seigneur, Dieu nous assure qu’il se chargera lui-même d’accomplir la transformation dans notre vie, car il est le seul à pouvoir nous délivrer de la puissance et de l’influence insidieuse du péché. Il nous est donc possible de prendre à cœur les paroles de l’apôtre :

… celui [Dieu] qui a commencé en vous son œuvre bonne la poursuivra jusqu’à son achèvement au jour de Jésus-Christ (Philippiens 1.6, BDS).

Série Étude approfondie : Chaque ressource de BonneSemence est écrite de façon à fournir au lecteur les éléments essentiels du message central de la Bible qui lui permettront de comprendre clairement l’Évangile. C’est pourquoi nous présentons des histoires déterminantes, de la création à la croix. Nous ne cherchons pas à présenter les choses de façon exhaustive et ce n’est pas notre but. En effet, trop de choses pourraient être dites au sujet de la vie, de la mort et de la vie après la mort. De même, nous ne voulons pas détourner l’attention du lecteur du message principal de la Bible à propos du salut — c’est peut-être la première fois qu’il en prend connaissance.

Cependant, nous demeurons conscients que la Bible est une mine regorgeant de trésors spirituels qui mérite d’être étudiée durant toute une vie. Dans cette optique, chaque mois, nous espérons (par nos billets de blogue) encourager votre cœur, éclairer votre esprit et vous motiver à explorer davantage la Parole de Dieu par vous-mêmes.

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