Moi pas français

Note de la rédaction : Dans un monde où l’immigration est courante, il se peut que nos oreilles entendent les sons d’une langue étrangère juste au bout de la rue. Sommes-nous préparés à présenter l’Évangile dans une autre langue, dans notre propre quartier? Un homme nous raconte comment il s’y est pris.

Durant la période de Pâques, Jason* s’est promené à pied dans son quartier. Toutefois, il ne s’agissait pas d’une simple balade. En effet, Jason transportait un sac rempli de ressources expliquant l’Évangile. Il avait entrepris d’offrir aux citoyens de sa collectivité la chance d’examiner la Bible et de connaître son message.

À une certaine maison, il a sonné et une femme lui a ouvert. Il lui a souri chaleureusement tandis qu’elle l’étudiait d’un œil inquisiteur.

« Moi pas français », a-t-elle marmonné.

« D’accord, a répondu Jason, quelle langue parlez-vous? »

« Arabe. »

Jason lui a souri. « Bien, j’ai quelque chose que vous pourriez aimer », a-t-il enchaîné en ouvrant la fermeture éclair de son sac. Il a fouillé un peu, en a sorti un exemplaire en arabe de Tout ce qu’ont dit les prophètes et le lui a offert.

Les yeux de la dame se sont illuminés en voyant les caractères familiers imprimés sur la couverture et elle a attrapé le livre. Sans ajouter un seul mot, elle a fait demi-tour et s’est éloignée dans la maison en feuilletant activement les pages et en balayant le texte du regard avec intérêt.

Jason est resté un moment sur son perron, puis il s’est dit que la conversation était terminée et il a tranquillement poursuivi son chemin. Il s’est ainsi promené de porte en porte en offrant à ses voisins des exemplaires de Par ce nom et de L’homme sur le chemin d’Emmaüs en diverses langues.

Plus loin sur cette rue, il a sonné à une autre maison. Une autre femme originaire du Moyen-Orient lui a ouvert la porte. Elle lui a jeté un coup d’œil et avant même que Jason ait le temps de la saluer, elle lui a demandé : « Vous avez arabe? »

Jason était déconcerté. Il a ensuite compris que cette femme devait être amie avec la première. Celle-ci avait dû téléphoner à son amie et lui parler de l’homme qui distribuait des livres de maison en maison.

Il lui a donc souri. « Oui, j’ai bel et bien des livres en arabe. » D’un geste théâtral, Jason a sorti un deuxième exemplaire de Tout ce qu’ont dit les prophètes en arabe pour cette femme. Elle aussi l’a accepté.

L’histoire de Jason nous rappelle que nous vivons dans un village international près de voisins, juste au bout de la rue, dont la langue maternelle nous est possiblement étrangère. Chez BonneSemence, nous nous réjouissons de travailler avec de nombreux traducteurs qui transposent nos ressources en autant de langues que possible afin que tous les croyants du monde puissent présenter le précieux message de l’Évangile à leurs voisins.

(*Nous avons modifié le prénom conformément à la politique de BonneSemence.)

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